Teindre
Le laboratoire des teintures naturelles
Dans mon laboratoire de teintures, l’odeur des plantes s’évapore des différents bains, tout y est chimie vivante et alchimie. J’utilise exclusivement des plantes, fraîches ou sèches, pour en extraire les colorants, ils contiennent les molécules des plantes, ils vibrent et ennoblissent véritablement la matière.
Ma découverte empirique des plantes, me permet d’élaborer mes recettes de teinture, jouant de critères sensibles, tel que le PH du bain, la montée en température et la durée des trempages.
Ma passion des couleurs se déploie lors de mes voyages, recherches spécifiques et expérimentations, notamment d’archéologie expérimentale sur des cahiers de couleurs des teinturiers du XVIII siècle (Paul Gout et Antoine Janot) sous la guidance d’experts et spécialistes tels que Dominique Cardon et Sandrine Rozier.


Les jardins
Chaque année voit sa récolte et son jardin, formé d'une quinzaine de parterres de couleurs, numérotés et nommés. Une même référence de couleur pourra donc varier d’année en année et de nouvelles couleurs s’ajouter ou en remplacer d’autres.


La nomenclature des parterres
Les parterres de couleurs provenant d’une seule plante porteront le nom vernaculaire de la plante : Millepertuis, Oignon de Brunswick, Campêche, ...
Les parterres de couleurs plus complexes, celles issues de l'étude de recettes du XVIII siècle, reprennent les noms de la charte des couleurs utilisées par les teinturiers d’autrefois. Noms évocateurs tels que : Gorge de pigeon, Bleu mignon, Poudre à canon des Anglais, ...
Depuis 2016, je nomme et je classe les teintures naturelles extraites des récoltes avec la complicité de Felix A. D’Haeseleer, mon jardinier et professeur de couleur.

